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https://www.um.edu.mt/library/oar/handle/123456789/37052| Title: | L’histoire au prisme de la fiction : le contexte politique et historique dans les contes de Voltaire |
| Authors: | Sciberras, Alessia |
| Keywords: | Voltaire, 1694-1778 -- Criticism and interpretation Enlightenment -- France French literature -- 18th century -- History and criticism |
| Issue Date: | 2018 |
| Citation: | Sciberras, A. (2018). L’histoire au prisme de la fiction : le contexte politique et historique dans les contes de Voltaire (Bachelor's dissertation) |
| Abstract: | Voltaire (1693-1778), ce personnage sardonique et émacié dont le buste a été sculpté par Houdon, est devenu le symbole du ricanement des Lumières. Sous les couleurs flatteuses de l’imagerie officielle, l’époque est très âpre. Le siècle d’or de Louis XIV est déjà loin, avec ses cortèges de morts mêlés aux fastes de Versailles. Le règne s’est achevé dans la déploration et le libertinage, succédé par quelques années de pouvoir du Régent, et le règne de Louis XV, n’a fait que mettre en lumière les clivages et les points de rupture d’une société malade. À l’avènement des années, l’Europe des Lumières se déchire. Le siècle des Lumières réfère à un mouvement intellectuel et philosophique qui domine le monde des idées en Europe. Nommée Aufklärung en Allemagne, Illuminismo en Italie, Enlightenment en Angleterre, la pensée des Lumières joue un rôle fondateur dans la conscience européenne . Elle prône la tolérance religieuse, la liberté de pensée, la lutte contre l’autorité traditionnelle et l’abolition de la torture. Ce mouvement, fondé sur la raison et la tolérance, a pour idéal humain le philosophe. C’est ainsi que Voltaire définit ce dernier dans une lettre à son ami Damilaville du 1er mars 1765 : « Il n’attend rien des hommes, et il leur fait tout le bien dont il est capable. Il a l’hypocrite en horreur, mais il plaint le superstitieux ; enfin il sait être ami » Au nom de la raison, les philosophes se battent contre les préjugés de toutes sortes. Il faut secouer le joug de l’autorité et « oser penser par soi-même » selon Denis Diderot, l’un des auteurs de l’Encyclopédie , la grande entreprise intellectuelle 4 et éditoriale du siècle. Pour penser par soi-même, il faut d’abord disposer d’une entière liberté d’examiner, de questionner, de critiquer, de mettre en doute : plus aucun dogme ni aucune institution ne sont sacrés. Ce n’est plus l’autorité du passé qui doit orienter la vie des hommes, mais leur projet d’avenir. La critique porte sur la structure de la société, non sur le contenu des croyances : on attaque l’Église, non la foi. Non seulement les peuples ne prient pas les mêmes dieux, mais certains, selon les récits des explorateurs tels Bougainville vivent libres et heureux sans lois ni Église : seule une morale naturelle organise leurs sociétés 5. Ayant mis en doute le savoir traditionnel, les hommes veulent avancer dans la voie de la connaissance à l’aide de la raison et de l'expérience. Il n'y a plus de place pour la superstition ni pour la révélation. Emilie du Chatelet traduit les textes de Newton et initie Voltaire aux principes de la nouvelle physique. Affirmant la séparation du temporel et du spirituel, l’esprit des Lumières transforme profondément l'ordre politique. Pour les penseurs des Lumières, tous les hommes participent d’une même nature. Voltaire écrit : « Tout ce qui tient intimement à la nature humaine se ressemble d’un bout de l’univers à l’autre » |
| Description: | B.A.(HONS)FRENCH |
| URI: | https://www.um.edu.mt/library/oar//handle/123456789/37052 |
| Appears in Collections: | Dissertations - FacArt - 2018 Dissertations - FacArtFre - 2018 |
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