Please use this identifier to cite or link to this item: https://www.um.edu.mt/library/oar/handle/123456789/4919
Title: Langue et culture à travers la traduction
Authors: Camilleri, Maria
Keywords: Translating and interpreting
Language and culture
Issue Date: 2012
Abstract: Ce n’est pas pousser trop loin le bouchon que d’amplifier à l’excès la différence des langues et le mal que l’on peut avoir à communiquer d'une culture à l'autre ? Et comment ! Une telle attitude prête évidemment à conséquence, en ce qu’elle se veut « la pierre de touche » de l’impossibilité de communiquer, de faire passer à autrui ses idées, donc mettant en question la traduction même qui constitue la charpente essentielle de cette mini-thèse de recherche. En nous situant aux antipodes d’une telle exagération, d’une telle dramatisation, nous sommes sûre, comme deux et deux font quatre, qu’outre que les langues se différencient les unes des autres « […] essentiellement par ce qu'elles doivent exprimer, et non par ce qu'elles peuvent exprimer », le caractère cognitif du langage exige d’être interprété par le truchement d’autres codes (« par recodage »), autrement dit, la traduction. Les connaissances déverbalisées que revêt l’aspect cognitif du langage correspondent aux unités de sens qui s’imbriquent les unes dans les autres au fond des entrailles intellectuelles du traducteur afin d’engendrer le sens général. De ce qui précède, on déduit que le traducteur passe inévitablement par la déverbalisation, « où les unités de sens existent dans son esprit mais sans être attachées à une formulation, ni dans la langue de départ ni dans la langue d’arrivée », pour réaliser, ensuite, la réexpression du sens en langue cible. Et c’est justement la façon de pétrir, de structurer ce sens qui donne, le plus souvent, du fil à retordre au traducteur. Le linguiste maltais Laurent Seychell voit juste quand il affirme que « quelle que soit la langue (véhiculaire / vernaculaire) à laquelle [on recourt], il n’empêche que l’[on, en l’occurrence] les spécialistes maltais de la traduction se heurtent à des problèmes linguistique, énonciatif et discursif, cognitif, et culturel de toutes sortes . » Et plus loin encore il souligne que les pierres d’achoppement qui se présentent au traducteur se réfugient dans la réexpression vers la langue étrangère plutôt que dans la réexpression vers la langue maternelle, propos qui trouvent de l’écho chez nous. Il est donc, de première importance que le traducteur se laisse enfouir dans le contexte de la langue cible. Ce qui revient à dire qu’il s’agit pour le traducteur d’être de taille à « triturer » signes et connotations dans la langue des récepteurs pour fournir matière au maniement créateur qu’il a de la rédaction de la langue cible. De tels propos ne vont pas sans que la question clé de la fidélité par rapport au texte original nous effleure l’esprit. M. Lederer l’aborde en termes d’alternance, étant entendu par là que l’application de la fidélité et de sa contrepartie (la liberté) à l’ensemble d’un texte, entraîne une alternance entre ce qu’elle appelle « des correspondances (fidélité à la lettre) et des équivalences (liberté à l’égard de la lettre) . ». C’est justement ce que nous nous appliquerons à mettre en saillie au fil des pages qui vont suivre par le biais de concepts théoriques, ébauchés dans le premier chapitre intitulé : Linguistique. Les particularités de l’activité traduisante ont suscité la mise au jour de ce que l’on appelle un « métalangage » ; le but premier que se fixe ce domaine étant de décrire en long et en large ce qui sous la plume de M.C. Aubin se voit étiqueter « processus de traduction » et « de qualifier les traductions elles-mêmes », sous-entendu : les trois types de traduction : intralinguale, interlinguale et intersémiotique. Ce travail sera pleinement orienté vers la traduction interlinguale (français --> maltais). En nous situant, en premier lieu, au niveau du volet pratique où trois textes extraits de quelques quotidiens et un autre puisé dans La Gloire de Mon Père (t 3) de Marcel Pagnol nous serviront de corpus d’analyse, nous donnerons préséance aux divers processus auxquels nous aurons recours pour traduire ces textes. À l’instar de Laurent Seychell nous rangerons ces processus dans quatre types de traduction qui tombent sous le coup du linguistique où toute réflexion relève dans la majorité écrasante des cas de la lexicologie, de la syntaxe et de l’énonciation: dans celui du transcodage linguistique et de l’interprétation du message des procédés techniques ou stylistiques – où l’ouvrage de J.P. Vinay et Darbelnet se révèlera être un pilier de notre réflexion – dans celui relatif au transcodage et à l’interprétation du message placés sur le plan structural différentiel voire analogique et dans celui de l’interprétation du message ancré dans ses contextes verbal et/ou situationnel : ceux-ci seront, à leur tour, envisagés dans les cadres énonciatif et discursif où seront mises en valeur différentes particularités ressortissant à la mise en branle du mécanisme psychologique qui débouche sur la production de l’énoncé. Suivront des considérations qui déploient notre réflexion vers d’autres horizons ; seront inclus à ce propos des éléments d’ordre sociolinguistique tels que les registres du discours qui, dans le passage du français au maltais, mettent hors de cause tout recours au transcodage. S’inscriront dans une démarche discursive, les traductions axées sur la cohésion et la cohérence qui mettent en pleine lumière la problématique de l’intelligibilité et de la lisibilité du texte dans la langue d’arrivée. Viendra, ensuite, se greffer dessus une section portant sur des fautes de langue d’arrivée et de méthode de traduction relatives aux « abus » : là où entreront en ligne de compte les entorses que le traducteur pourrait faire aussi bien aux procédés stylistiques et techniques qu’à l’interprétation du message. Dans un deuxième temps, nous nous placerons dans l’optique cibliste qui donne de nouvelles clefs pour mieux saisir le monde extralinguistique dans toute sa réalité et sous toutes ses formes, surtout que les langues sont incontestablement considérées comme l’expression voire comme le miroir des visions du monde. Ce qui fait que la traduction se pose comme une opération particulièrement culturelle qui semble parfois aboutir à une adaptation. C’est dans ce sens que va pour sa part, Dominique Aury, dans sa préface à l’ouvrage de Georges Mounin 10 : « L’ensemble de l’expérience pour un peuple ou pour un pays donné, que les ethnologues appellent « culture », ne recouvre jamais entièrement un autre ensemble », remarque pertinente qui va de pair avec nos propos théoriques qui constituent la clef de voûte du second chapitre du présent travail, intitulé Métalinguistique et que nous aurons l’occasion de nourrir – à tout bout de champ – d’exemples puisés dans les textes culturellement chargés. Viendra en dernier ressort une bibliographie spécifique de la traduction accompagnée de références bibliographiques qui regrouperont les auteurs ayant de part et d’autre alimenté cette problématique de la conjonction du linguistique et du métalinguistique.
Description: B.A.(HONS)FRENCH
URI: https://www.um.edu.mt/library/oar//handle/123456789/4919
Appears in Collections:Dissertations - FacArt - 2012
Dissertations - FacArtFre - 2012

Files in This Item:
File Description SizeFormat 
12BAFRE002 .pdf
  Restricted Access
1.09 MBAdobe PDFView/Open Request a copy


Items in OAR@UM are protected by copyright, with all rights reserved, unless otherwise indicated.